Sur la réflexion entreprise par le gouvernement dans le but de supprimer la publicité sur le service public, l’UGS se déclare fortement inquiète, et se montre très négative quant à l’exemple de l’Angleterre cité par le président de la République.
L’UGS précise que le modèle anglais se nourrie de redevances audiovisuelles conséquentes, régulièrement réévaluées, et que le marché de la publicité sur les supports annexes sur lequel le Président de la République a proposé une taxe, fait encore preuve de volatilité. L’Union Guilde des Scénaristes émet ainsi des craintes quant à la cohérence d’un modèle de financement s’appuyant sur la taxation des chaînes privées, pouvant à long terme amoindrir, voir faire disparaître la diversité de la création audiovisuelle. L’UGS cite à nouveau l’exemple du cinéma d’Outre-Manche, autrefois financé par une taxe sur la Loterie Nationale Anglaise, puis ruiné suite à la suppression de celle-ci. Pour finir, la Guilde émet ironiquement l’espoir que dans cette proposition présidentielle réside simplement un « effet d’annonce visant à faire grimper les actions des diffuseurs privés » et non un véritable projet de réforme, qu’elle juge à l’heure actuelle dangereux